Nice spoliée …

facade gare du sudLe samedi  7 décembre 2013, le Maire Estrosi a inauguré la façade rénovée de la Gare du Sud d’un coût de 8 millions d’euros, qui est la première étape de son nouveau projet immobilier qui a commencé par la cession au prix de 1 euro au profit d’un promoteur privé, du terrain acquis 12.7 millions d’euros par la Mairie en avril 2000.

Par ailleurs, la ville versera à ce même promoteur privé, 1 millions d’euros pour la salle des associations, 5 millions d’euros pour les aménagements extérieurs des immeubles et 8,5 millions d’euros pour la réfection de la nouvelle halle.

De plus, le parking public ne sera pas de 700 places, mais seulement de 311 places.

Le projet de Monsieur Estrosi  est assurément très différent de l’ambitieux projet d’intérêt général de Jacques Peyrat, Maire de Nice de 1995 à 2008, avec un nouvel Hôtel de Ville adapté au XXI ème siècle, un parking public de 700 places, une médiathèque, une crèche, un poste de police et une caserne de sapeurs pompiers.

Tout cela, n’en déplaise à M Estrosi n’avait rien de pharaonique à la différence du tramway sur la promenade ou celui en sous terrain, mais était une nécessité pour le bien public.

C’est pour sauvegarder les intérêts de la Ville et préserver les finances communales, qu’un recours a été déposé devant le Tribunal Administratif puis devant la Cour Administrative d’Appel.

Ce n’est nullement pour nuire comme le prétend M Estrosi, mais bien pour éviter une gabegie qui va crescendo depuis mars 2008.

Et en la matière les exemples ne manquent pas, à commencer par le stade Allianz Riviera d’un coût de 270 millions d’euros pour 35.000 places, alors que celui de Marseille coûte 260 millions pour 67.000 places, que celui de Lens coûte 70 millions pour 39.000 places, que celui de Saint Etienne coûte 75 millions pour 42.000 places et que celui de Toulouse coûte 35 millions pour 33.000 places.

En réalité, M Estrosi qui était sans doute un motocycliste émérite, est  un piteux gestionnaire. Il est en train de ruiner la commune et l’intercommunalité, avec pour cette dernière un endettement qui a été multiplié par trois depuis 2008, pour dépasser le milliard d’euros en 2014.

Après la voie de la démagogie, il est désormais temps de passer à la voie de la raison.

Publicités

Jacques Peyrat: le Président

peyrat1

Jacques Peyrat, né le 18 octobre 1931 à Belfort (Territoire de Belfort), est un avocat et homme politique français. Il a été député des Alpes-Maritimes de 1986 à 1988 et de 1997 à 1998, maire de Nice de 1995 à 2008, sénateur des Alpes-Maritimes de 1998 à 2008 et président de la communauté d’agglomération Nice-Côte d’Azur de 2002 à 2008.

Jacques Peyrat est issu d’une famille de militaires originaire de l’est de la France. Il s’installe à Nice en 1946 puis mène des études de droit, d’abord à Nice puis à Paris où il fait la connaissance de Jean-Marie Le Pen .  Il s’engage avec ce dernier dans la Légion étrangère et participe à la guerre d’Indochine à partir d’avril 1954. Revenu en France, il entame une carrière dans l’immobilier puis devient cadre chez Mobil Oil. Reprenant ses études de droit, il obtient son certificat d’aptitude à la profession d’avocat en 1968. Inscrit au barreau de Nice, il acquiert une certaine réputation en tant qu’avocat pénaliste. En 1977, le cerveau présumé du « casse du siècle » Albert Spaggiari le choisit pour assurer sa défense.

Parallèlement à ses études puis à sa carrière professionnelle, il s’engage en politique dès 1947 d’abord chez les gaullistes, puis après la guerre d’Indochine, au sein de la droite giscardienne. Figurant sur la liste de Jean Médecin à l’élection municipale de 1965, il devient conseiller municipal de Nice. En 1973, il rejoint le Front national qui vient d’être créé et s’y impose comme le leader local. Ses scores électoraux sont modestes jusqu’aux élections législatives de 1986 qui le conduisent à l’Assemblée nationale. Il y siège jusqu’en 1988 et intensifie dans le même temps son implantation locale, comme en témoigne sa victoire dans le canton de Nice-14 en 1992-1993. Toutefois, il ne parvient pas à se faire élire député. Il quitte le Front national en septembre 1994 et fonde un mouvement local, l’Entente républicaine, avec lequel il remporte largement l’élection municipale de 1995 et devient maire de Nice. Il rejoint le RPR en juin 1996 et est élu sous cette étiquette député de la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes en 1997 puis sénateur des Alpes-Maritimes en 1998. Conduisant une liste d’union de la droite, il est réélu maire de Nice en 2001. À la tête de la ville, Jacques Peyrat mène une politique d’assainissement des finances municipales, de baisse légère des impôts et réalise la construction de grands équipements comme le tramway.

Lors de l’élection municipale de 2008, l’UMP lui refuse l’investiture au profit de Christian Estrosi, lequel devient maire de Nice. Peu après, Jacques Peyrat perd également son poste de sénateur. Resté dans la vie politique, toujours président de l’Entente républicaine, il a annoncé son intention de se présenter en 2014 à la prochaine élection municipale de Nice.