Il faut sauver le soldat Alstom …

En passant

indexDepuis plusieurs jours, tous les médias nous parlent de Alstom, de ses difficultés financières qui ne datent pas d’aujourd’hui, et de la possibilité d’un rachat total ou partiel par l’américain Général Electrics ou l’allemand Siemens.

S’il est un dossier qui doit concentrer toutes les forces de tout le monde, c’est bien ce fleuron de l’industrie française dans des domaines aussi sensibles que les transports ou l’énergie.

Il en va de l’indépendance de notre pays.

Pour ce faire, le patriotisme économique doit être privilégié, afin de mettre en œuvre toutes les énergies positives.

En 2004, alors Maire de Nice et Président de la Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur, j’ai clairement fait le choix de la préférence nationale dans ma décision pour le tramway de Nice.

J’ai choisi sans la moindre hésitation le français Alstom, et non le canadien Bombardier.

Le Maire de la cinquième ville de France a fait en 2004, ce que le Président de la SNCF n’a pas fait en 2006, en choisissant Bombardier au détriment de Alstom, pour ses nouvelles rames de l’Ile de France.

Il y a 10 ans, j’ai fait un choix qui était manifestement précurseur, et dont je suis particulièrement fier aujourd’hui.

J’ai participé à mon niveau à promouvoir l’excellence économique de notre pays, tout autant que la cohésion sociale de la France.

Aujourd’hui l’heure est venue que nos dirigeants aient le courage, non pas de céder au protectionnisme, mais de faire valoir une véritable légitime défense d’intérêts supérieurs nationaux et à défauts européens.

Il est temps de privilégier le souverainisme organisé au mondialisme non maîtrisé, qui détruit nos entreprises et nos emplois avec ce fléau des délocalisations.

Il est désormais impératif de protéger cette entreprise industrielle spécifique française, en catalysant toutes les énergies, au nom d’une véritable solidarité d’intérêts nationaux.

Maître Jacques Peyrat
Ancien Sénateur Maire de Nice

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