Une amnésie électoraliste …..

jacques3Plus la fin de mandat se rapproche, plus la mauvaise foi électoraliste de M Estrosi augmente, ce qui n’est pas un signe de sérénité de l’intéressé qui a parfaitement compris que l’imposture de 2008 ne se renouvellera pas en 2014.

Il a donc décidé d’utiliser la vieille technique de la diabolisation et la citation de Beaumarchais : « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

Ainsi, on assiste depuis plusieurs semaines à une véritable campagne de désinformation et de mauvaise foi de M Estrosi, à l’encontre de mon bilan municipal de 1995 à 2008.

Au cours de ses récentes interviews, il a indiqué qu’à son arrivée à la Mairie en mars 2008, il avait découvert un champ de ruine, en osant prétendre, ce qui est totalement faux et surtout pour ceux qui me connaissent, qu’il avait hérité d’une multitude de salles de prière islamique illégales et de très nombreux campements de roms irréguliers.

Il ose même dire qu’il avait assaini les finances municipale après « ma gestion calamiteuse », alors que la dette de La Métropole a été  multipliée par trois depuis 2008, et que l’audit financier que j’avais fait réalisé par un cabinet indépendant avant les élections de 2008, faisait apparaître une gestion rigoureuse.

Par ailleurs, il prétend être à l’origine des opérations OIN et ANRU, tout autant que de la vidéosurveillance et des grands évènements à Nice, alors qu’il n’a fait que poursuivre ce que j’avais initié bien avant son arrivée à la Mairie en 2008.

De plus, il va jusqu’à s’attribuer la paternité du Grand stade, de la continuité de la ligne 1 du tramway jusqu’à Pasteur, de la ligne 2 de tramway est / ouest, de la coulée verte ou du centre équestre, alors qu’il n’a fait que reprendre des projets qui étaient déjà sur les rails avant 2008, à la différence près, que le prix des mêmes équipements réalisés par M Estrosi coûtera trois fois plus cher aux contribuables niçois.

Monsieur Estrosi veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes, en cannibalisant les projets et les réalisations d’autrui.

Il a simplement oublié que les Niçoises et les Niçois ne sont pas des amnésiques, et qu’ils détestent se faire prendre pour des idiots.

Intervention sur les EMPRUNTS TOXIQUES-DEXIA

maryMonsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint, Mes chers Collègue,

Je voterais pour cette délibération car tout ce qui peut apporter de l’eau au moulin de la ville sera le bienvenue.

Profitant du micro qui m’est offert, et afin d’éclairer nos concitoyens, sur le sujet de ces fameux emprunts toxiques dont vous vous êtes très récemment emparé, je souhaiterais faire la genèse de l’affaire.

Pourquoi s’être lancé à l’époque dans ce type de prêt auprès de Dexia – Crédit local de France ?

C’est parce que ce produit présentait de nombreux avantages, à preuve, dès 2002, les annuités de la dette baissaient de près de 50%.

De plus, les 8 prêts dits toxiques, ont été validés, par de nombreux élus qui se trouvent aujourd’hui dans la majorité, par le Contrôle de Légalité de la Préfecture et par la Chambre Régionale des Comptes,

Ces prêts ont été proposés par le même directeur du service des finances qui est encore en fonction aujourd’hui,

Par ailleurs, ce type de prêts a été utilisé par de très nombreuses collectivités et notamment, à ma connaissance de 2003 à 2008 par le Conseil Général des Alpes Maritimes dont le Président était un certain…… Christian ESTROSI.

Aussi, peut-on imaginer que tout ce beau monde ignorait que ce produit financier abritait un dragon dormant dont le réveil serait brutal.

Il le fut, par le président de la Commission des finances, lors d’un précédent Conseil Municipal, qui interpella M.Tordo, ce dernier, en réponse, calmait les inquiétudes de M. Librati, qu’il surnommait le « Zorro de la gestion de la dette ».

Il est vrai que la part variable qui n’est qu’une des composantes de ce produit des emprunts « structurés », indûment appelés « toxiques », ont évolué avec la crise.

Nous avons le sentiment que le bruit fait autour des emprunts toxiques est plus dû à des raisons politiques qu’à une bonne  gestion des deniers publics.

Intervention sur le Compte Administratif 2012

maryMonsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint, Mes chers Collègues,

Je tenais à faire une remarque en ce qui concerne la diminution de la dette de la Ville qui est en baisse de 28 Millions par rapport à l’exercice de 2009, ce dont nous pouvons nous réjouir à première vue.

Néanmoins, il convient de rappeler que cette économie n’est que le résultat du transfert de la dette à l’intercommunalité accompagnant les nouveaux déplacements des compétences.

Ce qui explique, en partie, que la Métropole enregistre une augmentation de la dette par 3 de 2008 à 2013, avec plus d’un milliard d’euros.

Par ailleurs, je profite de l’occasion qui m’est donné, pour m’étonner avec nombre de Niçoises et de Niçois, que vous puissiez affirmer, comme vous l’avez fait dans le journal Direct Matin du 28 mai que vous n’avez pas touché à la fiscalité.

C’est oublié que vous avez augmenté les taux des taxes locales de près de 18% dès votre arrivée et que parallèlement à cela, vous avez laissé une ardoise au Conseil Général que vous présidiez contraignant le pauvre CIOTTI à faire de même pour le Département des Alpes Maritimes.

Ce qui laisserait  à penser que le champ de mines des Iscles du Var ne serait pas du à la seule Wehrmacht ! 

De la dette aux emprunts, une mauvaise foi récurrente…

Lors de la conférence de presse qui a précédé le Conseil Municipal du 3 juin 2013 consacré au compte de gestion et au compte administratif, le Maire Estrosi s’est outrageusement félicité de sa bonne gestion financière depuis 2008, de l’important désendettement de la ville, et surtout de la résorption de l’héritage des emprunts dits « toxiques ».

Tout cela n’est que désinformation grotesque et écran de fumée surréaliste.

Tout d’abord, la dette de la ville n’a pas baissé depuis 2008, mais a été en partie transféré à la Métropole.

Ensuite, la dette de la Métropole, anciennement CANCA, a été multiplié par 3 depuis 2008, pour dépasser à ce jour le milliard d’euros.

Enfin, pour les emprunts dits « toxiques » contractés de 2001 à 2005, il faut rappeler que :

   la ville a fait en son temps avec ces emprunts des dizaines de millions d’économies,

la Préfecture et la Chambre Régionale des Comptes ont validé ces délibérations,

le directeur des finances qui avait proposé en son temps ces emprunts est le même qui est toujours en fonction aujourd’hui,

la plupart des élus qui ont voté ces délibérations relatives à ces emprunts sont les mêmes qui se trouvent aujourd’hui dans la majorité de M Estrosi,

M Estrosi lui-même de 2003 à 2008, en qualité de Président du Conseil Général des Alpes Maritimes, a utilisé ce type d’emprunts dont M Ciotti a hérité sans pour autant faire de conférence de presse politicienne.

Dès lors, M Estrosi serait bien avisé de regarder la poutre qui est dans son œil, avant de regarder la paille qui est dans l’œil de son prédécesseur…..