Plus parisien que moi tu meurs …

Si l’on devait avoir une confirmation que le Maire Estrosi passait plus de temps à Paris à courir les médias pour soigner son égo, qu’à Nice pour gérer la ville, on vient d’en avoir une nouvelle preuve flagrante qui est de nature à interpeller les Niçoises et les Niçois qui veulent légitimement un Maire à plein temps et non un Maire à temps partiel.

On aurait pu penser que si Monsieur Estrosi était encore à Paris cette semaine, c’était pour s’opposer sur les bancs de l’Assemblée Nationale,  au projet de loi scélérat de mariage pour tous.

Mais rien de tout cela, puisqu’à l’occasion des débats télévisés, on a pu constater que la place n°89 du député Estrosi dans l’hémicycle du Palais Bourbon, était vide.

En fait, Monsieur Estrosi organisait de nouvelles séances de dédicaces de son livre « Fils de Nice » à la Librairie Julliard, située au 229 Boulevard Saint Germain dans le 7 ème arrondissement de Paris.

L’intéressé a donc préféré déserter les bancs de l’Assemblée Nationale à un moment crucial sur un texte fondamental, pour aller signer dans une librairie parisienne, des autographes afin de glorifier un peu plus son autosatisfaction, pour un livre qui reste au demeurant un double mystère.

En effet, comment un homme qui se dit lui-même absorbé à 300 % par ses nombreux cumuls de mandats, peut il avoir eu le temps d’écrire un livre de 250 pages?

Par ailleurs, pourquoi ce titre sur Nice, alors que son centre d’intérêt est manifestement à Paris?

Les Niçoises et les Niçois qui sont loin d’être des godillots, sauront s’en souvenir l’année prochaine à l’occasion des élections municipales, et se garderont de renouveler l’erreur de casting de 2008.

Dans la vie il faut choisir …

 

Comme tout un chacun a pu le constater amèrement, le Maire Estrosi ne s’est absolument pas mobilisé contre le mariage en faveur des homosexuels, alors qu’il prétend pourtant défendre les valeurs traditionnelles de la famille, noyau naturel et fondamental de la société avec le père, la mère et les enfants.

Ainsi, il n’a participé à aucune manifestation locale ou nationale pour s’opposer à ce texte « scélérat ».

Par contre, depuis qu’il a été élu Maire de Nice en 2008, Monsieur Estrosi multiplie les attentions au profit de la communauté homosexuelle LGBT de Nice qui est à l’origine du projet de loi relatif au mariage pour tous.

Ainsi, il a instauré les labels « Gay Confort » et « Nice Irisée », pour favoriser le tourisme homosexuel à Nice.

Par ailleurs, il a fortement soutenu la création d’un centre Lesbien Gay Bi Trans à Nice, en accordant une importante décote de loyer d’un local municipal de 120 m2 dans lequel il a fait réaliser pour 78.000 euros de travaux à la charge des contribuables, et qu’il a naturellement inauguré avec flonflon et tapis rouge en mai 2011.

De plus, il vient d’accorder une subvention de 7000  euros pour l’ouverture d’un nouveau local LGBT rue Roquebilière.Enfin, il a subventionné à hauteur de 2800 euros le festival In and Out du film Gay Lesbien Bi et Trans, et il a subventionné à hauteur de 5000 euros l’association Polychromes qui organise les évènements Gays et Lesbiens

Au-delà du fait que dans la vie il faut choisir, Christian Estrosi finira bientôt par apprendre à ses dépends que dans la vie, on ne peut courir deux lièvres opposés à la fois, on ne peut pas se renier en permanence, et surtout on ne pas prendre constamment  les Niçoises et les Niçois pour des idiots …

Ligne 2 Tramway de Nice

tram niceAprès le premier projet de ligne 2 du tramway sur la Promenade des Anglais de Monsieur Estrosi, puis son  second projet en partie souterrain à un prix astronomique, Monsieur Allemand et le groupe socialiste au Conseil Municipal viennent à leur tour, de proposer également un autre projet  entièrement en surface.

Le Niçoises et les Niçois seraient donc amenés à se déterminer entre les deux projets précités, qui ont comme point commun de couter très chers, puisque l’un et l’autre sont évalués à 750 millions d’euros.

Sauf, qu’il existe un troisième projet que tout le monde a tendance à oublier un peu vite en le passant un peu rapidement en perte et profit.

Il s’agit du projet que j’avais soumis en qualité de Maire de Nice, à la consultation des Niçoises et des Niçois, et qui avait obtenu l’avis favorable de l’enquête publique.

Ce projet qui est donc antérieur  à ceux de Messieurs Estrosi et Allemand, avait comme avantage non seulement de couter moins de 300 millions d’euros, et également de calquer son tracé sur l’actuel transport en commun en site propre qui est déjà partiellement aménagé.

Dès lors, dans un souci d’objectivité mais aussi d’équité, ce ne sont pas deux projets mais bien trois projets qu’il convient de soumettre à l’appréciation de nos concitoyens.

 

Maître Jacques Peyrat

Ancien Maire de Nice de 1995 à 2008.

La probité : une valeur fondamentale non partagée …

Deux semaines après avoir été contraint de démissionner de son poste de Ministre du Budget suite à l’ouverture d’une information judiciaire, M Cahuzac est passé aux aveux.

Après avoir nié en bloc les révélations de Médiapart, l’ancien ministre a porté un coup terrible à la parole publique en persistant dans ses dénégations pendant près de six mois, et notamment lors de sa prise de parole devant l’Assemblée Nationale.

C’est un coup de tonnerre qui ébranle les fondements de la République à cause des mensonges d’un homme dont on disait il y a encore quelques mois qu’il était premier ministrable, comme d’autres prédisaient un destin présidentiel à DSK.

Par ailleurs, il faut également rajouter la mise en examen d’un sénateur socialiste des Bouches du Rhône.

Au-delà du fond des affaires qui sont désormais du ressort de la justice, on peut légitimement se poser des questions sur la République irréprochable voulu par le Président Hollande et mise en œuvre par le Premier Ministre Ayrault.

On constate finalement que la probité est sans doute la valeur fondamentale la moins bien partagée.

Certains en parle beaucoup et l’applique peu, et d’autres l’appliquent strictement sans en parler constamment.

C’est notamment le cas de Jacques Peyrat, Maire de Nice de 1995 à 2008, qui est l’exemple de l’intégrité, mais qui a été régulièrement mis en cause pendant ses 13 ans de mandat et même après, par des mensonges et des saisines de la justice, d’où il est toujours sorti totalement blanchi.

Certains donneurs de leçons qui se prennent un peu facilement pour des roitelets locaux, devraient donc faire preuve d’un peu plus d’humilité, et regarder la poutre qu’ils ont dans l’œil avant de regarder la paille qui est dans celui du voisin.

Il est regrettable comme le disait Montesqieu, que trop d’hommes qui ont du pouvoir sont portés à en abuser.

Il est donc impératif d’améliorer profondément la moralisation et la transparence de la vie politique, et ne pas se limiter encore une fois à de belles annonces sans lendemain, car l’ersatz de remède serait alors pire que le mal …